Responsabiliser les citoyens
- Egalité dans l’origine de la création et diversité des particularités :
Les hommes ont été créés à partir d’une même origine qui est un seul être. Partant, ils sont tous égaux dans les caractéristiques générales ; Mais, malgré cela ils se distinguent les uns des autres dans certaines particularités telles que la force et la faiblesse, les dons et les aptitudes psychiques, intellectuelles et physiques. Cette diversité des hommes dans certaines de leurs caractéristiques est le pilier sur lequel repose la vie à travers la connaissance mutuelle, l’entraide et la solidarité entre les individus et les sociétés. Cette diversité n’est pas une source d’animosité et de haine.
- La complémentarité des époux l’homme et la femme :
En plus de l’unité de l’homme dans son origine qui fait qu’il émane d’un seul être, de cet être est créé un couple composé d’un homme et d’une femme. La continuité de la vie, le peuplement de la terre et la multiplication de l’espèce humaine tiennent à la rencontre de ces deux, leur coopération et leur complémentarité. C’est une loi universelle sur toutes les créatures et les choses de ce monde.
C’est de la relation entre l’homme et la femme que se forme la famille, qui est le premier noyau de la société humaine.
- Le discours sur la responsabilité et l’égalité dans les droits et les devoirs généraux :
L’égalité entre l’homme et la femme dans la nature de la création implique deux choses :
Premièrement : L’égalité parfaite entre l’homme et la femme dans la majorité des affaires de la vie ; la considération de chacun d’eux comme un complément pour l’autre et celui qui parfait sa mission. Sans oublier qu’il est son partenaire dans la vie de couple et dans la société, hormis certaines particularités qui distinguent chacun de l’autre dans sa constitution physique et psychique. Dans ce cas, chacun se spécialise dans ce qui le distingue.
Deuxièmement : C’est par rapport à cette origine que la loi est unique et s’adresse aussi bien à l’homme qu’à la femme dans les domaines où ils sont égaux. C’est le cas de l’obligation de s’acquitter des ordres impératifs et de s’abstenir devant les ordres prohibitifs ; il en va de même pour le licite et l’illicite, la récompense et le châtiment, les droits et devoirs humains ainsi que la dignité de l’homme. Toutefois, cette loi s’adresse spécifiquement à chacun d’eux pour les choses qui leur sont spécifiques.
- Diversité des spécifiques
Que l’homme et la femme se distinguent par des particularités, des dons et des capacités physiques et psychiques bien déterminés ne rend pas l’un supérieur à l’autre. Mais cela dépend du fait que l’un est apte à accomplir des fonctions biologiques et vitales bien définies que l’autre ne peut faire. C’est la loi de Dieu pas seulement entre l’homme et la femme mais chez les hommes entre eux et les femmes entre elles.
La femme, de par sa sensibilité, sa tendresse et sa féminité, est la source de stabilité et de sérénité intérieure et sociale de l’homme et de la famille. De par sa nature, et grâce à son endurance infinie vis-à-vis des peines de la grossesse, de l’accouchement et de la maternité, elle est en mesure d’élever leurs enfants et de prendre soin d’eux, de l’allaitement, de l’éducation et de tout ce qui le concerne. L’homme, de par sa force, sa constance et son effort continuel, a la charge de rechercher la subsistance, de satisfaire les besoins de sa famille, de prendre soins de la femme et de la protéger.
- Répartition des responsabilités et différenciation des centres juridiques :
La justice et l’intérêt commandent le respect de ces particularités naturelles propres à l’homme et à la femme, dans la répartition des responsabilités, des charges et des tâches qu’accomplit chacun des deux suivant les situations dictées par ces particularités. C’est ce qui mène inéluctablement à la différenciation du centre juridique de l’homme et de la femme dans le cadre de certaines situations et pas d’autres. La famille est l’un des plus importants domaines où apparaissent ces différences, ces facultés et ces composants physiques et psychiques de l’homme et de la femme.
Le bon état de la société est tributaire de la reconnaissance des particularités naturelles :
Récuser ces différences et ces particularités n’est pas acceptable par la raison, la nature et la loi. Car cela est un abaissement pour la nature humaine une négation des aspects naturels matérialisés dans la vie et dans la pratique et connus de tous avec certitude et expérimentation. En plus, selon la loi, il n’est pas permis d’élargir ces différences en les prolongeant hors du cadre des situations exigées par la loi ou témoignées par la nature humaine. Car il y a dans cela une injustice envers la femme et une atteinte portée aux sentences, les deux entraînant la corruption et le dérèglement des valeurs et même de la société. Si cette situation perdure, la société est exposée au danger de la destruction. Aucun autre système social que la famille n’a bénéficié d’une attention particulière et des détails cités dans les lois et dans toutes les affaires comme cela est mentionné avec d’amples détails dans les sentences légales.
- Le mariage
Le mariage est un lien légal conclu entre l’homme et la femme sur la durée et la continuité. Il se conclut par l’assentiment et l’acceptation des deux parties conformément aux sentences détaillées par la loi. Le mariage légal est le seul moyen qui permet d’unir l’homme à la femme et représente l’unique base, pour notre parti sur laquelle repose la fondation d’une famille.
- Le progrès des aspects du mariage suivant l’évolution de l’homme :
La création de l’homme à partir du mâle et de la femelle dénote de la volonté de faire du mariage une partie intégrante de la nature humaine, une nécessité sociale et un système essentiel dans la formation de la famille et l’interdépendance sociale entre les familles. Les aspects du mariage et ses moyens ont progressé suivant l’évolution de l’homme par rapport aux autres créatures. Le mariage est donc devenu un moyen permettant la purification des côtés sexuels, caractériels et sociaux chez l’homme.
- Cadre de la famille :
La famille ne se limite pas aux époux et aux enfants, bien plus, elle se prolonge vers un réseau plus large composé des proches parents tels que les grands-parents, les frères et sœurs, les oncles et les tantes paternels et maternels et tous les autres qui sont unis par les liens de parenté, d’alliance et d’allaitement où qu’ils se trouvent. Elle s’élargit pour englober toute la société.
- L’importance de la famille et la nécessité d’avoir un chef à sa tête :
La famille en tant que groupe humain composé du mâle et de la femelle est la première pierre et l’unité élémentaire essentielle de la société. Elle incarne les piliers et les composantes de la société. Quelle que soit sa taille et quel que soit le nombre de ses membres, ils sont tous liés par des relations sentimentales, sociales et financières, et ont des droits et des devoirs. Elle ne peut pas bien fonctionner sans un chef qui gère ses affaires : Cette responsabilité est revenue à l’homme. C’est une gestion qui se soumet aux normes et aux sentences légales qui figurent dans la loi.
Les droits de l’enfant
La famille est la source des valeurs humaines :
La famille est le nid de l’enfant et l’environnement naturel nécessaire à son éducation. C’est la première école où l’enfant est élevé et est pétri de valeurs humaines, morales, spirituelles et religieuses.
Se conformer aux critères d’un mariage réussi
Il est du droit de l’enfant que chacun de ses parents fasse le bon choix de son ou sa partenaire, et qu’il se conforme aux critères du mariage réussi définis par la loi.
Le droit à la vie, à la survie, et à la croissance :
- Depuis sa création à l’état fœtus, l’enfant a droit à la vie, à la survie et à la croissance.
- L’avortement est prohibé sauf si la vie de la mère est menacée, et quand l’avortement est la seule issue pour la sauver.
- Il est du droit du fœtus de bénéficier des soins sanitaires et d’une nutrition convenable à travers l’attention accordée à la mère enceinte.
- Il est généralement interdit de porter atteinte au fœtus, la loi doit édicter une peine civile et pénale à celui qui le transgresse.
Commémorer l’avènement d’un enfant :
Il est du droit de l’enfant dès qu’il nait de bien lui choisir son nom, d’extérioriser la joie pour sa venue et de célébrer sa naissance. La loi commande l’égalité entre les fils et les filles en toutes choses, il est interdit de se fâcher de la venue au monde des filles, ou de faire quoi que ce soit pouvant leur nuire.
Protéger l’identité de l’enfant :
Il est du droit de l’enfant que son identité soit protégée, y compris son nom, sa nationalité, ses liens familiaux, sa langue, sa culture et son appartenance religieuse et culturelle.
Interdiction de la discrimination entre les enfants :
La loi interdit toute forme de discrimination entre les enfants, que ce soit pour la race de l’enfant, de ses parents ou de son tuteur légal, que ce soit pour la couleur, la nationalité, la langue, la religion, l’opinion politique, l’origine nationale, tribale ou sociale, que ce soit pour leur fortune ou leur déficience, le lieu de leur naissance, ou toutes autre chose qui laisse transparaître cette discrimination.
Les soins sanitaires
L’enfant a le droit de jouir du plus haut degré de soin sanitaire possible ; il a le droit de faire usage des institutions de prévention, de soin et de rééducation.
Traiter l’enfant avec bienveillance
L’enfant a le droit de recevoir de ses parents et de toute autre personne, un traitement tendre et juste qui œuvre dans son intérêt.
Jouir du temps libre
L’enfant a le droit de jouir de son enfance. On ne doit pas le priver de son droit à la quiétude, à jouir du temps libre, à jouer, à se détendre, à participer librement à la vie culturelle et artistique qui va avec son âge et préserve son identité, tout en s’éloignant des jeux interdits par la loi.
Liberté d’opinion et de conscience
- L’enfant a le droit à la liberté d’opinion et de conscience dans la limite des normes légales. Il a droit à la préservation de l’instinct naturel avec lequel il est né.
- Ses parents et ceux qui ont la charge de son éducation ont des droits et des devoirs conformément à la loi, dans l’orientation de l’enfant à l’exercice de son droit d’une façon qui cadre avec ses aptitudes en progrès et ses véritables intérêts.
