Santé

Former ; Eduquer pour mieux soigner et Faciliter à tous l’accessibilité aux services de santé

Le gouvernement du Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD) agira dans ce domaine :

A)-Au niveau national :

a- Séparer le financement de la prestation des services

Toute discussion du système de santé doit être tenue en ayant à l’esprit la distinction entre le financement du système de santé et la prestation des soins.

  • Financement : Les honoraires du personnel médical, paramédical et autres.la gestion des établissements, d’hôpitaux et  autres services et soins peuvent être payés soit par le système public soit par l’utilisateur (ou son assureur). Dès l’arrivée au pouvoir du MSD des discutions à tous les niveaux seront engagées pour que la part de chacun dans le système soit connue.
  • Prestation: Le caractère privé ou public des organisations qui livrent les services n’a rien à voir avec l’identité de celui qui paie pour le service. Il dépend plutôt de la propriété et de la gouvernance de l’organisation et du statut d’emploi des professionnels qui livrent les services, peu importe qui paye pour ces services.

b- Rémunérer les hôpitaux par épisode de soins pour stimuler la concurrence

Le très peu qu’il soit la plupart de nos hôpitaux  reçoivent leur financement étatique sous forme d’enveloppes globales dont l’ampleur est déterminée principalement par des raisons historiques. Cette forme de financement mène au rationnement : devant une demande en constante expansion, les hôpitaux n’ont d’autre choix que de restreindre les prestations. Il n’y a aucune incitation aux gestionnaires d’hôpitaux à innover afin de réduire les dépenses et d’améliorer l’accès.

Il faudrait plutôt rémunérer les hôpitaux par épisode de soins, comme le font la Scandinavie et l’Angleterre. Le montant payé à l’hôpital pourrait être l’équivalant du coût moyen pour effectuer ce traitement au sein du système hospitalier , ajusté pour tenir compte d’une série de facteurs propres aux établissements et aux patients que ceux-ci reçoivent, tels l’emplacement géographique, les caractéristiques de chaque patient, etc. Des efforts soutenus de surveillance seront déployés  pour s’assurer que les hôpitaux ne surfacturent pas l’État. Puisque l’argent suivra le patient, les hôpitaux seront incités à accroître leurs activités afin d’obtenir plus de revenus. Cette formule encouragera en outre les hôpitaux dont les coûts sont plus élevés que la moyenne à améliorer leur performance en adoptant de meilleures pratiques. La croissance de l’activité qui découle d’une telle approche signifie aussi que les patients seront traités plus rapidement, ce qui améliorera d’autant l’accès aux soins de santé.

Le financement à l’activité mène-t-il les établissements de santé à rogner sur la qualité des services afin de réduire les coûts? Bien au contraire. Dans la mesure où les revenus des établissements dépendent du nombre de patients qu’ils attirent, il est impératif pour eux d’offrir des services de qualité et de préserver une bonne réputation. De plus, tout hôpital qui devra réadmettre un patient pour la même pathologie dans les 30 jours suivant la fin de son hospitalisation le fera à ses frais. Après une période de rodage dans certains hôpitaux sélectionnés, il y aura lieu de voir si le financement à l’activité ne devrait pas être étendu à tout le système dans notre pays.

c- Établir un palmarès des hôpitaux du pays

Un environnement concurrentiel nécessite que le consommateur ait accès à l’information nécessaire pour prendre sa décision. Un bulletin des hôpitaux, comprenant des indicateurs de performance fondés sur les résultats cliniques mais aussi sur la qualité des soins et des services hospitaliers offerts, sera compilé et rendu public annuellement. Ce bulletin créera de l’émulation et de la concurrence entre les hôpitaux.

d- Encourager de nouvelles formes de gestion et de propriété des hôpitaux

Nous encouragerons l’émergence de nouvelles formes de gestion et de propriété des hôpitaux. Ces formes pourront comprendre des hôpitaux publics dont la gestion sera déléguée à la suite d’un appel d’offres ou encore de nouveaux hôpitaux appartenant à des coopératives ou organismes communautaires sans but lucratif ou à des entreprises à but lucratif. Avec le financement par épisode de soins, tous les hôpitaux, qu’ils soient publics ou privés, seront rémunérés de la même façon pour les mêmes soins.

e- Modifier la rémunération des médecins en milieu hospitalier

L’hôpital étant rémunéré par épisode de soins, le médecin qui exerce sa profession en milieu hospitalier devrait être rémunéré par l’hôpital. L’hôpital signera un contrat de services avec les médecins, dans lequel seront établies la prestation du médecin, ses conditions d’exercice et sa rémunération. Un tel système encouragera une plus grande flexibilité et une plus grande concurrence dans le marché du travail médical.

f- Décloisonner la pratique médicale

Il sera possible pour les médecins de travailler dans le privé sans qu’ils soient obligés de se désaffilier  du régime public. Ce décloisonnement se réalisera selon certaines conditions pour s’assurer que le système public ne soit pas dépouillé de ses ressources.

Contrairement à l’opinion  reçue, il y a des ressources disponibles inutilisées qui peuvent desservir le volet privé sans affecter le volet public; cela, tout en souhaitant que le gouvernement impose un minimum d’heures de travail dans le secteur public avant d’offrir des heures dans le secteur privé.

g- Permettre les assurances privées

Le gouvernement du MSD améliorera la couverture des soins pour la population entre autres par l’incitation à la création d’assurances et des mutuelles  de santé et leur intégration dans le système de financement et recouvrement des services et soins de santé.

L’assurance « duplicative » est une assurance qui couvre les soins médicaux de personnes qui continuent à avoir accès au régime public (et qui sont obligées d’y contribuer avec leurs impôts) mais souhaitent être traitées dans un secteur privé parallèle complémentaire. Il faut permettre ce genre d’assurance par exemple pour que les patients de classe moyenne qui n’auraient pas autrement les moyens de se payer un système complémentaire privé puissent y avoir accès. Voilà une nouvelle source de financement pour le système de santé qui n’est pas une taxe ou une « cotisation » obligatoire imposée aux contribuables!

B)- Au niveau régional : Initiatives horizontales

Créer des centres de mise à niveau et d’emploi des jeunes sortants des écoles de santé et de facultés de médecines, pharmacies, odontostomatologies pour plus d’efficacité et d’efficience.

CREATION DE L’UNIVERSITE NATIONALE

DE MEDECINE (UNaMed)

 

Pertinence de l’Université Nationale de Médecine

Selon la tradition, dans ce monde il n’y a que deux individus :

  • L’enseignant : formateur, éducateur, orientant vers la meilleure voie pour atteindre l’objectif.
  • Le Médecin : soignant, éloignant toutes les peines, guérissant le corps, le cœur et l’esprit conseillant pour tout équilibre psychophysique. Ainsi sommes nous tous appelé à un moment ou à un autre de notre vie à jouer l’un ou l’autre  rôle ; ou bien les deux à la fois par périodes. La réussite dans le règlement des problèmes humains n’est que temporaire. Mais il incombe à chaque Homme de son temps de vouloir régler tous les problèmes de tous les Hommes pour tous les temps.

C’est pourquoi notre parti le Mouvement pour la Solidarité et Développement MSD fondé et dirigé par un Médecin reste convaincu que le règlement du problème de santé passe par deux concepts : Eduquer et  Soigner.

Comment peut-on  y  arriver sans une école conçue pour tout régler à la fois, mais quelle école ? Une grande école, une université. L’université  nationale de médecine (l’UNaMed en abrégé) c’est son nom.

Cette Université doit être au cœur du territoire, à proximité des personnes à soigner, couvrir tous les domaines intéressants l’homme sain, malade ou convalescent. Cette Université doit accepter tout le monde et être acceptée par tous.

Elle est université parce que c’est un lieu universel par excellence pour venir apprendre à compliquer le simple et simplifier le complexe.

Elle est Nationale parce qu’elle se nourrit localement, s’épanouit en aidant une localité à avoir les vertus de toute la nation.

Elle est médecine parce qu’elle soigne en corrigeant toutes les tares, toutes les insuffisances et tous les manquements de la société et des individus dans la société.

Son intérêt doit couvrir tout domaine d’activités aidant à la santé : l’agriculture, l’élevage, l’aménagement (routes et ouvrages), l’éducation, la religion, les finances et tous les métiers ; le  public le privé le citoyen et l’étranger tous ont besoin de santé, la santé a besoin de la médecine et la médecine a besoin de tous.

Plus de vingt-cinq ans après la Conférence internationale d’Alma-Ata, les soins de santé primaires  restent un élément central de la politique de la santé de la plupart des pays africains. Pourtant, il y a longtemps qu’on a dû abandonner l’objectif ambitieux de l’OMS « Santé pour tous d’ici à 2000 » qui devait être atteint avec l’aide des SSP. On a pu constater à quel point est difficile de mettre toutes les stratégies SSP en pratique, mais dans le contexte socio-économique actuel, aucune solution ne permet d’assurer des soins de santé de base à la population, surtout en milieu rural. Dans l’intérêt général, les pouvoirs publics sont toujours tenus de mettre en place un système de santé abordable offrant un large éventail de services de qualité acceptable (plutôt que de simples programmes verticaux prioritaires). Ce système de soins de santé doit être accessible à l’ensemble de la population, y compris aux plus démunis, pour lesquels des dispositions spéciales doivent s’appliquer.

Des efforts considérables ont été consentis par la communauté internationale pour mettre en œuvre la stratégie SSP au moyen de nombreux projets et programmes verticaux. Pourtant, au bout de quelques années, la plupart de ces mesures ce sont révélées inefficaces, non durables et, dans certains cas, néfastes pour les services de santé horizontaux locaux. Enfin, on s’est rendu compte que si les approches sélectives verticales (mettant par exemple l’accent sur la maladie particulière) enregistrant rapidement de bons résultats, elles ne pouvaient pas garantir la mise en œuvre durable de la stratégie SSP. Le concept des soins de santé primaires implique que les services couvrent tout l’éventail de la médecine préventive et curative, et cela n’est possible que dans le cadre d’un système de soins de santé intégrés. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais une fois mis en place, un tel système est nettement plus durable que n’importe quel programme accéléré.

L’Université Nationale de Médecine offre les meilleures chances de mettre les SSP en œuvre conformément aux résolutions arrêtées à Alma-Ata. On a pensé que la prise de conscience a trouvé son expression dans la Déclaration de Harare d e 1987, signée par les représentants de 22 pays africains et qui est aussi valable aujourd’hui qu’elle l’était le jour de son adoption. De même, l’analyse des stratégies  dominantes telles que « la réduction de la pauvreté » et les « objectifs du développement du millénaire », montre qu’elles sont tout à fait conformes au SSP.

Les critiques de l’approche basée sur l’université nationale de médecine montrent du doigt, et non sans raison, la faible qualité actuelle de nombreux services  de santé primaires, et plus particulièrement des services publics, dans la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne. Cela ne tient pas, cependant, à des problèmes d’ordre technique ou conceptuel. Les lacunes des systèmes sont plutôt le reflet de la situation globale de la société dans laquelle ils fonctionnent : crises socio-économiques, mauvaise gestion politique et corruption à tous les niveaux. Dans les services publics, en particulier, et le service de santé ne fait pas exception à la règle, ces facteurs sont à l’origine d’un désintérêt et d’une gabegie effroyable se traduisant par une forte baisse de la qualité des services fournis.

Comme de nombreuses activités dans le domaine de la santé publique ont rencontré peu de succès, la discussion revient invariablement sur la nécessité de remettre l’accent sur les soins hospitaliers. Selon l’argument avancé, en remettant l’accent sur l’hôpital, il serait possible d’atteindre un niveau acceptable de soins de santé, ne serait-ce que dans un seul (grand) établissement. Toutefois, l’expérience montre que les hôpitaux qui desservent un grand nombre de malades en traitement ambulatoire et qui, par conséquent, doivent fonctionner comme des centres de santé à grande échelle, deviennent inefficaces. Car dans ce cas, le personnel et d’autres ressources doivent de plus en plus être affectés à des tâches ne relevant normalement pas d’un hôpital. Cela signifie par conséquent que les tâches de base de l’hôpital sont exécutées avec de moins en moins d’efficacité. On fait moins souvent appel aux services de périphérie qui, de ce fait, se trouvent affaiblis au lieu d’être renforcés par le haut. Une fois de plus, la grande perdante est la population. Cela est absolument inacceptable en termes de stratégie et de politique sanitaire.

Pour obtenir les améliorations qualitatives dont on a désespérément besoin, il nous faut, une politique de réforme coordonnée et intersectorielle de l’ensemble  du système.

Une autre approche pourrait consister à encourager les prestataires de services  non gouvernementaux à remplacer les services publics de plus en plus inefficaces. Cela semblerait une approche opportune  car il y a peu d’espoir de voir les services publics maîtriser la crise actuelle dans un proche avenir. Remarquons, en passant, que de nombreux pays plus développés, en particulier les pays industriels, ont essentiellement confié leurs services de soins de santé primaires à des prestataires de services non gouvernementaux.

Depuis de nombreuses années, il est clair que les systèmes de santé centralisés ne sont plus en mesure d’assurer une couverture en soins de santé à tous les niveaux. Une décentralisation des pouvoirs et compétences de planification et de gestion est absolument nécessaire. L’UNaMed aura un rôle vital à jouer dans cette nouvelle structure.

Par ce qu’elle offre des avantages notables par rapport à un système centralisé :

  • Elle est suffisamment grande (en termes d’économie d’entreprise) pour justifier les frais d’investissement et de gestion, et en particulier ceux des hôpitaux (bon rapport coûts-avantages).
  • Elle est suffisamment petite pour bien connaitre les réalités démographiques et socio-économiques locales et pour en tenir compte.
  • La planification et l’organisation participatives sont plus facilement réalisables à ce niveau.
  • La communication avec la population est plus facile en raison de proximité géographique.
  • La gestion (par exemple la supervision) est moins complexe et par conséquent plus efficace.
  • Il est plus facile de coordonner les divers programme et services mis en œuvre aux différents niveaux.
  • La coopération intersectorielle est plus facile, en particulier avec les secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement.
  • Structure de l’Université Nationale de Médecine

L’Université Nationale de Médecine sera dirigée par un Recteur et administrée par un conseil d’administration. Elle est composée des Enseignant-Professeurs, d’Etudiants-Travailleurs et une population à informer, former, éduquer et soigner.

  • Les Enseignants-Professeurs :sont recrutés parmi les vieux médecins expérimentés, les retraités professeurs de partout : d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’ailleurs.

Des Agronomes, des Economistes, des Instituteurs, des Pédagogues, des Maitres Maçons, Menuisiers, Forgerons, des Eleveurs et Zootechniciens, des Pasteurs, des Prêtres, des Imams, des Pharmaciens biologiques, des Technologues, tous pour construire les différents établissements et les reliés par des routes, produire tout ce qui est nécessaire à l’UNaMed, locaux, équipement, nourriture entre autres.

  • Les Etudiants-Travailleurs : les nouveaux sortants des Universités  et Ecoles Supérieures du pays et d’ailleurs. Les médecins, les pharmaciens, les biologistes, les aides santé, les agents techniques de santé, les laborantins, les sages-femmes et d’autres corps. Ils viennent apprendre à exercer leur métier et profession et être affectés et commis à des postes dans les différents établissements de l’UNaMed  avec plan de carrière et constante mise à niveau dans tous les domaines : instruction et traitement. Plus tu es performant mieux tu gagnes en échelons et en salaire donc accepte d’acquérir compétences et connaissances, sois honnête dans tes démarches la récompense est immédiate.
  • La Population à informer, former, éduquer et soigner :habitants et ressortissants  peuvent activement participer au sein de l’UNaMed, le domaine d’intervention est large, chacun peut trouver son compte. La gouvernance, le capital est d’abord ouvert aux natifs à l’Etat ensuite et à tout le monde par après.

La formation est universelle, qu’on puisse former ou être formé toutes les possibilités sont offertes.

L’UNaMed peut être un segment du  système de santé national ; un système complémentaire ou un système carrément indépendant et donc concurrentiel. L’UNaMed peut couvrir un territoire d’une population d’un million cinq cent mille habitants subdivisé en trois unités de 50 000 à 500 000 habitants.

Sans vouloir remettre en cause l’autorité centrale dans le cadre de la décentralisation, il faut bien dire qu’une gestion efficace et efficiente peut être obtenue à un niveau  locorégional.

L’UNaMed englobe toutes les formations sanitaires et toutes les personnes  concernées part l’offre de soins de santé à divers niveaux d’intervention, pas seulement les prestataires confessionnels, communautaires privés.

L’UNaMed comprend quatre échelons opérationnels qui sont le niveau primaire ; le niveau secondaire ; le niveau tertiaire ; l’Université Nationale de Médecine occupe le quatrième  niveau, fournit l’équipe-cadre, la compétence et assure le soutient, la supervision et la coordination.

Le niveau primaire couvre tous les villages  et  secteurs ; c’est le lieu d’exercice des agents techniques de santé, des matrones, des accoucheuses villageoises ; des locaux adéquats pour la consultation la vaccination la pharmacie et l’observation y sont  aménagés.

Le niveau secondaire concerne les hôpitaux de premier recours. Les aides santés les sages femmes les biologistes les laborantins les médecins spécialistes y travaillent. Quelques interventions chirurgicales peuvent s’effectuer : lipome, myome, appendicite, hernies et la petite chirurgie ainsi que les maladies internes. Il supervise les activités des niveaux primaires.

Un lien opérationnel doit être établit entre les deux niveaux, ce qui exige des moyens logistiques modernes : véhicules, moyens de communications : téléphone, internet…

Le niveau tertiaire couvre la préfecture il supervise les niveaux secondaires et renferme un hôpital moderne avec laboratoire biomédical  performant, l’imagerie  médicale ; ici travaillent des spécialistes et su spécialistes et assez de spécialités s’y trouvent. Le niveau du dispositif logistique à la liaison inter niveaux est plus  élevé.

Pour un souci d’efficacité, plusieurs niveaux tertiaires peuvent être groupés dans une unité de l’UNaMed et seulement trois unités peuvent être couvertes par une Université Nationale de Médecine.

L’aspect démocratisation mis à part, on peut aussi espérer que la division du secteur national de la santé en sous unités opérationnelles  améliorera la qualité  soulagera les souffrances des populations et apportera des gains d’efficiences.

  • La planification financière décentralisée est plus efficace car on dispose, au niveau local, d’information plus précise sur les ressources nécessaires (par exemple en ce qui concerne le personnel, les médicaments, les transports, les travaux de rénovation, etc.). Au niveau national on accorde trop peu d’attention aux différences entre les localités. Ils sont perçus comme des unités homogènes alors que chaque localité peut avoir  sa propre spécificité géographique, culturelle et économique et ainsi, des nombreuses ressources sont gaspillées.
  • En raison de la proximité il est plus facile d’orienter,  de contrôler et de modifier l’utilisation des fonds. Il est plus facile d’empêcher le mauvais usage des ressources, quelle qu’en soit la nature.
  • Une plus grande proximité rend l’approvisionnement en moyen nécessaire plus fiable et permet d’améliorer les services de contrôle et de soutien technique. Cela permet d’atteindre des meilleures performances.
  • Le souci de satisfaire les clients doit contribuer à améliorer les performances du système de santé. Cette amélioration, à son tour, doit favoriser la demande de services. Cela devrait entrainer une augmentation de recettes des services de santé et renforcer la durabilité des améliorations.

A l’heure actuelle, aucun argument factuel convaincant ne s’oppose à cette réforme. La résistance au processus de décentralisation est donc surtout de nature politique dans la mesure où la décentralisation constitue un déplacement des pouvoirs du niveau national à un  niveau plus bas. Cette résistance, surtout de la part des ministères concernés (ministère des Finances, ministère de la santé et ministère chargé de l’administration, généralement le ministère, prend fréquemment la forme de retards dans le processus de légalisation. Le gouvernement du MSD va simplifier toutes les démarches pour le bien être de tous.

Il faut toutefois tenir compte du fait que, souvent, les conditions techniques, politiques et administratives ne sont pas remplies au niveau auquel l’autorité doit être transférée. Le MSD par le biais de l’UNaMed favorisera la création des ressources humaines et les compétences nécessaires pour obtenir une véritable adhésion de la population et veillera à l’exercice judicieux de l’autorité ainsi transférée.

La qualité des nouveaux règlements et instruments de l’administration décentralisée (c’est-à-dire leur exhaustivité et leur efficacité) et la rapidité avec laquelle il est possible de créer les ressources humaines nécessaires pour que les membres du personnel puissent exécuter leurs tâches avec compétence et fiabilité sont des facteurs cruciaux de réussite.

Par sa compétence et son engagement, l’administration publique locale a un rôle capital à jouer pour la réussite de la décentralisation. Elle peut fortement contribuer à accélérer le processus en effectuant un travail sérieux d’information et en assurant la formation des membres du personnel affectés dans les administrations et les services  locaux.

2-Intégration du secteur privé

L’UNaMed inclut tous les acteurs et toutes les activités visant à préserver la bonne santé et traiter  les maladies, indépendamment du caractère institutionnel du prestataire ou de l’étendue des services offerts. Le secteur privé pourrait jouer un rôle de plus en plus important.

Il comprend tous les prestataires de services de santé non gouvernementaux : hôpitaux, centres de santé, médecins privés, clinique, pharmacies et laboratoires privés. Il comprend également toutes les entreprises qui se sont engagées, par contrat et convention, à assurer certaines fonctions telles que les travaux de restauration, de blanchisserie et de nettoyage.

Les prestataires privés peuvent être classés en quatre groupes principaux.

  • Les organisations confessionnelles
  • Les organisations sans but lucratif (par exemple les coopératives)
  • Les institutions et les personnes exerçant leurs activités dans un but lucratif
  • Les entreprises avec service médical intégré

Indépendamment de l’aspect financier, l’intégration de tous les services de santé dans le système  est un impératif logique.

La première étape dans la voie de l’intégration des services de santé privés consiste à les inclure dans le réseau de formation continue, d’information s pour s’assurer de l’uniformité de la qualité de prestation. Cela présuppose que les services non gouvernementaux acceptent le principe de transparence.

Il est généralement admis que les lignes directrices et les règlements d’application de la politique de l’Etat ont un caractère obligatoire pour toutes les formations sanitaires. Toutefois, les services non gouvernementaux doivent bénéficier d’une certaine autonomie leur permettant de décider de leur orientation et de leur spécialisation. C’est en effet une diversité même des organismes de financement et des prestataires qui permet au système de s’adapter aux nombreuses cultures qu’on peut trouver dans la population cible et de répondre à leurs besoins spécifiques.

Il est certain que pour survivre, les établissements de santé privés qui ne bénéficient pas de sources de financement externes doivent veiller à ce que leurs recettes couvrent leurs dépenses. Le problème de limitation de l’accès (équité) n’est pas acceptable  du point de vue de la planification générale et une solution doit être trouvée.

L’intégration des pharmacies privées dans le système de santé impose à ces dernières qu’elles acceptent le principe de fournir les médicaments essentiels sous la forme de médicaments génériques. Comme on peut s’y attendre, cette idée se heurte à une résistance de leur part, non seulement parce qu’elle est contraire aux intérêts commerciaux individuels des pharmacies, mais également parce qu’elle touche l’ensemble du secteur de la pharmacie du pays et l’industrie pharmaceutique internationale qui se trouve derrière. Il importe de trouver des compromis permettant d’une part, d’assurer la disponibilité continue des médicaments essentiels  sous leur forme générique et d’autre part, de vendre des médicaments de marque.